Déstockage nouvelles montres et de les vendre à travers des canaux alternatifs est un sujet tabou dans l’industrie horlogère suisse. Il est un phénomène croissant suscité par le ralentissement de l’activité dans certaines régions du monde et le fait que les détaillants se noient dans les invendus.

Dans les milieux de l’horlogerie, ils l’appellent Momo le nettoyeur. Maurice Goldberger, fondateur et directeur de la société canadienne Chiron Inc. se spécialise dans la vente de biens invendus fabriqués par les marques les plus prestigieuses. Son entreprise fiduciaire est en plein essor. En 2015, il a acheté à travers le monde plus de 500 millions (CHF541) € la valeur de nouveaux articles de luxe qui ne peuvent être vendus par des canaux officiels, y compris une valeur de près CHF150 millions de montres et de bijoux plaignait à l’époque.

Goldberger se rend souvent en Suisse pour négocier avec les horlogers. Très discrètement.

Les marques peuvent chercher ses services, mais ils sont très attention à ne pas poser pour des photos à côté de lui. Il ne va pas révéler quoi que ce soit à propos de l’identité de ses fournisseurs suisses ou ses clients. En outre, il ne porte jamais toute pièce d’horlogerie sur son poignet afin d’éviter qu’il ne soit déformé. Son site Internet a un grand total de trois adresses – à Malte, aux États-Unis et au Canada – et une adresse e-mail (il répond presque instantanément des emails).

Tous les horlogers sont désireux de cultiver la notion d’exclusivité associé à leurs produits et ils sont conscients du danger que de telles pratiques entraînent pour leur image.

“L’ambiance, l’expérience fiduciaire et le service fourni dans une boutique officielle sont très importants pour le prestige de la marque. Il existe un danger réel que le contrôle peut être perdu lorsque de nouvelles montres sont vendus par des canaux alternatifs à des prix knock-down », explique François Courvoisier, professeur de marketing de l’horlogerie à l’Université des Sciences Appliquées de la région Jura.